
Le 30 septembre et le 1er octobre 2009, le HD Centre a organisé un séminaire humanitaire entre d'une part des représentants du Mouvement pour la Justice et l'Egalité (MJE), l'un des plus importants mouvements d'opposition au Darfour, et d'autre part, des représentants du Bureau de coordination des affaires humanitaires (BCAH), du Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR), de l'UNICEF et de la mission hybride Union africaine/ONU (MINUAD). Le séminaire a été organisé avec le soutien du BCAH.
Les participants ont discuté de l'accès humanitaire en toute sécurité, du problème de détournement des véhicules humanitaires, de la protection des civils, des droits des personnes déplacées ainsi que d'éventuels mécanismes de suivi.
Is ont appelé à une communication plus régulière et fréquente avec les agences onusiennes sur le terrain, ainsi qu'à la mise en place de mécanismes institutionalisés de communication et de coopération. Il a également été conclu que des contacs accrus entre le MJE et les agences onusiennes représenteraient un bénéfice pour toutes les parties. Les participants ont en outre réclamé un accroissement des échanges entre le MJE et les agences humanitaires ainsi que la MINUAD.
Il a été décidé que le HD Centre établirait un mécanisme humanitaire entre le MJE et les organisations internationales. Le MJE a suggéré que le HD Centre agisse en tant que facilitateur neutre et oragnisation de contact entre les participants du séminaires afin d'assurer la mise en place des décisions.
Le MJE a en outre reconfirmé sa déclaration sur des problèmes clés, faite lors d'un précédent atelier humanitaire en juillet 2008 à Genève.
Le 29 et 30 juillet 2009, le HD Centre a organisé une consultation humanitaire pour les représentants du Mouvement de libération du Soudan (MLS) et de la communauté humanitaire. Cette dernière était représentée par le Bureau pour la coordination des affaires humanitaires (BCAH), le Haut Commissariat pour les réfugiés, le Bureau du Haut Commissaire pour les droits de l'Homme, le Fond des Nations Unies pour l'enfance, le Programme des Nations Unies pour le développement, et le Comité international de la Croix-Rouge.
Plusieurs thèmes ont été abordés parmi lesquels l'accès humanitaire en toute sécurité, le problème du détournement des véhicules humanitaires, la protection des populations civiles, les droits des personnes déplacées, et les mécanismes possibles de suivi. Toutes les parties sont parvenues à un consensus sur les sérieuses inquiétudes quant à la situation humanitaire et à la protection des populations civiles au Darfour. Les représentants du MLS ont exprimé leur ouverture à toutes suggestions visant à améliorer les conditions de vie de la population du Darfour, ainsi que leur désir de coopérer avec et soutenir les agences dans la mesure du possible.
Le séminaire, organisé avec le soutien du BCAH, a réussi à établir un lien entre le mouvement d'opposition et les agences onusiennes, qui ont des contacts limités avec les commandants sur le terrain. De forts appels ont été émis en faveur de communications plus régulières et fréquentes avec les agences de l'ONU sur le terrain, et pour l'établissement de mécanismes de communication et de coopération institutionalisés.
Les 10 et 11 juillet, le HD Centre a organisé, avec le soutien du Bureau pour la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (BCAH), le premier séminaire s'inscrivant dans un processus soutenu d'amélioration de la situation humanitaire au Darfour (Soudan). Le séminaire s'adressait aux mouvements d'opposition les plus influents de la région, le JEM et le SLM-Unité.
Des représentants des deux mouvements d'opposition ainsi que de l'UMNIS, du CICR, du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme, du HCR, de UNHABITAT, du PNUD, de l'UNICEF, de l'équipe conjointe UA/NU de médiation (JMST) et de l'Organisation internationale des migrations ont abordé un certain nombre de questions humanitaires particulièrement importantes.
La réunion a été marquée par la vivacité des débats et la sincérité des efforts de toutes les parties en vue de l'adoption de mesures résolues pour améliorer la situation humanitaire sur le terrain. En particulier, la réunion a permis d'obtenir l'engagement écrit des mouvements d'opposition, par le biais d'une déclaration publique officielle, pour le respect de certains principes humanitaires fondamentaux. Des moyens concrets pour améliorer la situation humanitaire ont été discutés avec les mouvements d'opposition.
Cet atelier était le premier d'une série de dialogues devant engager, dans un avenir proche, le Gouvernement du Soudan et d'autres acteurs armés au Darfour, pour le règlement des problèmes humanitaires.
En octobre 2007, le HD Centre a été sollicité par l'Union africaine (UA) et les Nations Unies (NU) pour contribuer au processus de paix engagé par ces dernières pour résoudre la crise dans la région. Deux collaborateurs du HD Centre ont été détachés auprès de l'équipe conjointe UA/NU de médiation (JMST) en appui aux négociations de paix, avec pour mission de veiller à ce que tous les accords et discussions soient conformes aux principes humanitaires inscrits dans les instruments pertinents (droit international humanitaire et droits de l'homme, Charte africaine des droits de l'homme et des peuples). Les collaborateurs du HD Centre étaient en outre chargés de soutenir les activités de médiation, en particulier auprès des mouvements n'ayant pas ratifié l'Accord de paix au Darfour (APD). À cet égard, ils ont aidé les mouvements à participer au processus de négociation en identifiant les principaux obstacles, en obtenant des consensus autour des points en négociation et en contribuant à l'unification des dirigeants des mouvements.
Au début 2007, le HD Centre a reçu, de la part de mouvements d'opposition et de donateurs, ainsi que de l'Union africaine et des Nations Unies, des demandes de ré-engagement au Darfour. Le HD Centre a par conséquent mené des visites d'évaluation sur le terrain, en mars et en avril 2007. Il a rencontré des représentants de tous les mouvements d'opposition au Darfour, au Tchad et en Europe. Le HD Centre s'est aussi rendu au Darfour pour y tenir des consultations avec les forces actives sur le terrain.
Sur la base de ces consultations, le HD Centre a conclu que l'aplanissement des différends au sein des mouvements d'opposition devait logiquement être la priorité de son action. Le HD Centre s'est donc consacré à la mise en place de structures permettant aux mouvements d'opposition de participer efficacement au processus politique et de remédier aux problèmes humanitaires liés aux difficultés du commandement et du contrôle opérationnels.
En octobre 2004, le HD Centre s'est rendu au Nigéria pour participer au deuxième cycle des négociations d'Abuja. Suite à une demande de S.E. le Dr. Hamid Algabid, le HD Centre a prodigué un soutien à la négociation et une assistance technique au SLM/A) et au JEM. Des sessions de formation à la négociation et d'information sur le processus de paix au Sud Soudan mené par l'IGAD (Autorité intergouvernementale pour le développement) ont été organisées à l'intention des délégations des deux mouvements d'opposition présents à Abuja.
À la fin septembre 2004, le HD Centre a coopéré étroitement avec le Gouvernement royal de la Norvège pour faciliter la participation des directions du SLM/A et du MJE à une réunion du Forum des Partenaires de l'IGAD, à Oslo. Une séance a été consacrée à la situation humanitaire au Darfour, à l'acheminement de l'aide humanitaire et à la protection des populations contre les effets de la violence. Une autre session a été consacrée à la reconstruction post-conflit au Soudan.
En août 2004, le HD Centre a été invité par l'Union africaine à prendre part à des négociations politiques au sujet du Darfour, de même qu'à prodiguer son assistance technique dans ce contexte. Ces négociations étaient organisées à Abuja par M. Olusegun Obasanjo, Président du Nigeria et Président de l'Union africaine.
À la mi-juillet 2004, l'Union africaine a tenté de réunir, à Addis Ababa, le Gouvernement du Soudan et les mouvements d'opposition dans le cadre de négociations portant sur les problèmes politiques qui alimentent le conflit au Darfour. Les négociations ont échoué suite à la décision de dernière minute des chefs de l'opposition de ne pas se rendre à Abuja, portant ainsi un coup sévère au processus de dialogue promu par l'Union africaine.
Suite à une demande de S.E. le Dr. Hamid Algabid, Envoyé spécial de l'Union africaine pour le Darfour, le HD Centre a organisé, le 22 juillet, une réunion entre la nouvelle équipe de médiation de l'UA au Darfour (composée de représentants des Nations Unies et du Gouvernement du Tchad) et deux mouvements d'opposition (SLM/A et JEM), pour relancer les négociations de paix.
Cette réunion a été la première occasion pour les dirigeants des deux parties de dialoguer et d'évoquer ensemble un certain nombre de sujets, en particulier le dialogue politique. Les mouvements d'opposition ont proposé que la ville d'Abuja, au Nigéria, fasse office de lieu de rencontre alternatif pour les négociations.
L'équipe de médiation de l'UA au Darfour s'est ensuite rendue à Khartoum pour des entretiens avec le Gouvernement soudanais. Associées à une pression croissante de la part de la communauté internationale, ces initiatives se sont révélées concluantes, puisque le GdS et les mouvements d'opposition au Darfour ont accepté de se retrouver à Abuja, à partir du 23 août, pour de nouvelles négociations politiques.
Les 2 et 3 juin 2004, le HD Centre a organisé à Genève une série de rencontres entre les directions du SLM/A et du JEM et des représentants de la communauté internationale des ONG. Les rencontres étaient consacrées aux priorités humanitaires au Darfour.
Les organisations suivantes étaient représentées: l'International Rescue Committee, Care, Médecins sans frontières, Save the Children Fund-UK, World Vision, le Conseil international des agences bénévoles, le Steering Committee for Humanitarian Response, Medair et Concern. Des discussions bilatérales ont également été organisées par le HD Centre entre les directions des mouvements d'opposition au Darfour et d'autres organisations internationales.
Le 3 juin 2004, toujours à Genève, le HD Centre a mené une consultation formelle au sujet de la situation humanitaire au Darfour, consultation à laquelle ont participé le Gouvernement du Soudan, le SLM/A et le JEM. Organisée en coordination avec les Nations Unies, la réunion a rassemblé 80 membres de la communauté internationale des donateurs. Étaient notamment présents: M. Andrew Natsios, directeur d'USAID; Mme Costanza Adinolfi, Directrice du Service d'aide humanitaire de la Commission européenne; Mme Kerstin Mueller, Ministre d'État, Ministère des affaires étrangères de l'Allemagne; M. Tom Kitt, Ministre des droits de l'homme et du développement international de la République d'Irlande; ainsi que M. Jan Egeland, Sous-Secrétaire général des Nations Unies pour les affaires humanitaires.
La communauté internationale se réunissant le même jour à Genève dans le cadre de plusieurs autres forums afin d'évoquer des financements pour le Darfour, ce n'est qu'au cours de cette réunion que toutes les parties se sont réunies. C'est aussi à cette occasion que la communauté internationale a, pour la première fois, eu la possibilité de nouer un dialogue avec les mouvements d'opposition et d'entendre de vive voix leur engagement en faveur des principes et actions humanitaires.
Le HD Centre a été invité par l'Union africaine à une réunion consultative technique qui se tenait à Addis Ababa, du 19 au 21 avril 2004. Les participants ont débattu des modalités de création et de financement de la Commission de cessez-le-feu au Darfour, instituée aux termes de l'accord du 8 avril 2004.
La réunion a rassemblé des représentants du Gouvernement du Tchad ainsi que l'équipe de facilitateurs internationaux pour les négociations de N'Djamena, composée de représentants de l'Union européenne et de la Commission européenne, des États-Unis et des Nations Unies. Le HD Centre, en tant que membre du groupe de facilitateurs internationaux, a approfondi les propositions mises en avant par l'Union africaine et participé à la finalisation d'un plan d'action concrète.
Les 27 et 28 mai 2004, le HD Centre a participé à une réunion de suivi à Addis Ababa destinée à mettre la dernière main aux négociations sur la Commission de cessez-le-feu. La réunion a été suivie par des représentants du Gouvernement soudanais, du SLM/A, du JEM et du Gouvernement du Tchad, ainsi que par la même équipe de facilitateurs internationaux présents lors des cycles de négociations précédents.
Le HD Centre a collaboré étroitement avec l'Union africaine à l'organisation du déplacement en Éthiopie des membres du SLM/A et du JEM. Les discussions se sont conclues le 28 mai par la signature de l'«Accord entre les parties soudanaises portant sur les modalités de création d'une Commission de cessez-le-feu et sur le déploiement d'observateurs au Darfour».
En avril 2004, le HD Centre et des représentants de l'Union africaine, des États-Unis d'Amérique, de l'Union européenne, de la Commission européenne et des Nations Unies ont participé, en tant facilitateurs internationaux, aux premiers entretiens formels entre deux mouvements d'opposition au Darfour, le SML/A et le JEM, et le Gouvernement du Soudan. Ces entretiens ont eu lieu à N'Djamena, sous les auspices du Gouvernement du Tchad.
Le HD Centre a organisé l'arrivée et le départ des négociateurs du SLM/A et du JEM. Il a également accordé un soutien à la négociation au président des séances, un ressortissant tchadien, en collaboration étroite avec les autres facilitateurs internationaux. Il a, par ailleurs, prodigué une assistance technique, financière et logistique au Gouvernement du Tchad pour l'organisation générale de la rencontre.
Enfin, le HD Centre, avec les autres facilitateurs internationaux, a assisté à la signature, le 8 avril 2004 à N'Djamena, par le Gouvernement du Soudan, le SLM/A, le JEM, le Gouvernement du Tchad et l'Union africaine, de l'Accord de cessez-le-feu dans le conflit au Darfour et de son protocole complémentaire relatif à l'assistance humanitaire.
En février 2004, le HD Centre a initié la première tentative sérieuse, au niveau international, pour amener le SLM/A, le JEM et le Gouvernement du Soudan à la table des négociations, afin de passer en revue et de discuter des conséquences humanitaires du conflit les opposant. Cette réunion, organisée et présidée par le HD Centre, devait se tenir à Genève. Les négociations devaient porter sur des mesures visant à améliorer l'accès humanitaire à la population civile du Darfour et à garantir la sécurité des civils et des travailleurs humanitaires dans cette région. Les négociations n'ont pu avoir lieu du fait du retrait de dernière minute du Gouvernement du Soudan.
Le HD Centre s'est engagé au Darfour (ouest du Soudan) en avril 2003, avec pour mission de remédier à la dégradation de la situation humanitaire dans cette région. Tout au long de 2003 et de 2004, le HD Centre a effectué des visites régulières au Soudan pour rencontrer des représentants de haut niveau du Gouvernement, en particulier le Ministre des affaires étrangères, M. Mustafa Osman Ismail, le Vice-Ministre des affaires étrangères ainsi que d'autres responsables officiels. Le HD Centre a informé ses interlocuteurs de la teneur de son initiative et des progrès réalisés dans ce cadre. Simultanément, le HD Centre est parvenu à instaurer des relations de confiance étroites avec le Mouvement / Armée de libération du Soudan (SLM/A) et le Mouvement pour la justice et l'égalité (JEM), à l'occasion de visites au Darfour et au Tchad. Enfin, des contacts étroits avec des membres importants de la communauté internationale humanitaire et des bailleurs de fonds ont été noués pendant la même période.
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