
Cet article analyse et évalue les médiations extérieures engagées depuis dix-huit ans en Somalie pour mettre un terme à la guerre civile et rétablir le gouvernement central de ce pays. L'auteur identifie les leçons apprises, synthétise les débats actuels relatifs à l'efficacité des différentes approches de la médiation, et recense les obstacles et contraintes qui ont conduit à l'échec des médiations successives du conflit somalien.
La recherche de la paix par la médiation implique un certain nombre de problèmes épineux. Un aspect fondamental de tout processus de médiation est l'inclusion des acteurs principaux et secondaires. Cet article analyse plusieurs approches traditionnelles de la médiation et détermine comment elles traitent la question de l'inclusion. Sont discutés différents exemples de médiations traditionnelles: celle de la communauté Tiv du Nigeria, le système ‘guurti' au Somaliland ainsi que l'application du principe de l'ubuntu à la médiation et à la réconciliation dans les pays d'Afrique australe. L'auteur soutient que les processus de médiation ‘officiels', en limitant le nombre des interlocuteurs, cherchent à protéger le processus lui-même pour une plus grande efficacité; mais, ce faisant, ils compromettent leur propre légitimité. A l'inverse, les processus traditionnels aboutissent plus lentement, mais sont davantage inclusifs. Dans son dernier chapitre, l'auteur propose une possible approche hybride, combinant des éléments des processus traditionnels et officiels, garantissant une meilleure inclusion tout en conservant un certain nombre de facteurs d'efficacité.
Cet article analyse les processus de paix très difficiles menés dans deux pays de l'Afrique de l'ouest, le Libéria et la Sierra Leone. Il s'intéresse aux enseignements à retirer des efforts diplomatiques prolongés et complexes, ainsi que des interventions militaires étrangères, qui ont marqué l'expérience de ces deux pays.
Si ces deux conflits répondaient chacun à des dynamiques internes, ils étaient aussi liés, à bien des égards, par des facteurs communs compliquant leur résolution. Cet article tente de définir quels étaient ces facteurs communs, par le biais d'une analyse détaillée et chronologique de la médiation et des enseignements tirés.
«L'établissement de listes de terroristes compromet de plus en plus souvent notre capacité d'action.» Ainsi s'exprimait un haut responsable d'une organisation humanitaire de taille moyenne, répondant à une question sur la mesure dans laquelle les mesures antiterroristes, et en particulier les listes d'organisations terroristes, affectent leur action.
Le Bulletin en langue anglaise présente à un large public, de manière accessible, un certain nombre de problèmes et d'opinions en lien avec les armes légères, dans la perspective de la sécurité humaine. Ce numéro était le dernier de la série des Bulletins - Armes légères et sécurité humaine.
Cette analyse porte sur les activités en 2006 de la Première Commission de l'Assemblée générale des Nations Unies (chargée des questions de désarmement et de sécurité internationale) en matière d'armes conventionnelles, en particulier d'armes légères et de petit calibre, et sur leurs conséquences pour les processus multilatéraux de contrôle et de réduction du commerce d'armes et de réduction de la violence armée.
Cet article étudie la manière dont la réaction des gouvernements affecte et modifie le rôle des leaders religieux locaux dans les conflits qui secouent le sud de la Thaïlande et la province de Mindanao aux Philippines. La perception de la religion, et de l'Islam en particulier, complique les médiations et empêche les gouvernements de concevoir des politiques de résolution des conflits réalistes et capables d'accorder leur place à des aspirations légitimes. L'auteur retrace l'histoire de la lutte pour l'indépendance dans cette région, avec ses caractéristiques culturelles et ethniques. Il montre également comment les acteurs de cette lutte utilisent, de plus en plus souvent, la religion en tant que facteur mobilisateur.
Les peuples d'Asie du Sud et du Sud-est sont caractérisés par la diversité de leurs cultures ethniques et de leurs croyances religieuses. La plupart des pays de la région ont accédé à l'indépendance peu après la fin de la seconde guerre mondiale. Depuis cette époque, ils ont connu des degrés variables de développement économique et ont été gouvernés par toute la gamme des systèmes politiques. Confrontés aux exigences de la modernisation et de la démocratisation, d'une part, et aux pressions pour la conservation de leurs traditions et identités, d'autre part, nombre de ces États ont dû affronter, sur leurs territoires nationaux, la résistance de groupes armés remettant en cause leur autorité, leur légitimité et leur intégrité territoriale.
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